ONYX

ONYX
Onyx est un trio de hip hop américain, qui s'est fait connaître au milieu des années 90. Ils sortent leur premier album en 93 : Bacdafucup, qui est plus ou moins bien accueilli dans le milieu, pourtant il contient le célèbre Slam,qui a plu énormément au public. Il faut ensuite trois ans à Onyx, pour sortir un nouvel album All We Got Iz Us. Le groupe vit ensuite un sacré tournant dans sa carrière, puisqu'il signe sur l'énorme label de référence Def Jam et sort son troisième album Shut 'Em Down en 1998.

# Posté le lundi 20 septembre 2004 15:29

WESTSIDE CONNECTION

WESTSIDE CONNECTION
Depuis Westside Slaughterhouse et West Up jusqu'à Hoo-Bangin' et Bow Down, la Westside Connection à prouvé à elle-même qu'il fallait compter sur eux. A ce moment là, ils étaient confrontés en même temps à leurs détracteurs New Yorkais et aux gens qui croyaient de moins en moins au Gangsta Rap avec une criante indifférence et qui ne regardaient plus simplement la provenance des artistes ou leur style de rap. Aussi vilains que leurs différents surnoms les nomment, ces trois piliers du rap ont amené le communément appelé Gangsta Rap à son niveau le plus élevé. Pendant que chaque rappeur se démène pour obtenir de la crédibilité dans la rue, ce monstrueux trio à en plus élevé le niveau et a rendu la crédibilité des nouveaux rappeur encore plus difficile à obtenir.
Individuellement, ces trois gars se sont procurés du respect. Mack 10, qui à l'époque de la création de la Westside connection était un nouveau venu sous les projecteurs, a déjà été disque d'or avec son premier album chez Priority Records, ce qui n'est toujours pas facile à obtenir pour un nouvel artiste. Son premier single, Foe Life, devenu disque de platine et classique du Hip Hop, marqua les débuts de Mack 10 non seulement comme un nouvel artiste mais aussi comme un nouveau style d'élocution. Cet album, nommé tout simplement Mack 10, marqua aussi l'entré en piste de la Westside Connection. Après avoir été introduit sur le remix de Ta-Dow d'Ice Cube, Mack 10 et Ice Cube décidèrent d'incorporer WC à l'emballage, engendrant le désormais infâme Westside Slaughterhouse. Mack 10 rencontra pour la première fois Ice Cube grâce à une amitié commune pour le producteur DJ Pooh. Cube l'auditionna car Mack 10 l'appelait souvent et il signa rapidement son nouveau petit protégé chez Priority Records.

L'entrée de WC fut différente de celle de Mack 10. Il était à l'époque sur un ancien label d'Ice Cube avec qui il était ami. Pendant qu'Ice Cube balançait des hits avec N.W.A., WC s'occupait dans son garage à écrire des classiques du Hip Hop comme Pay Ya Dues pour lui même et son DJ de renommée mondiale DJ Aladdin, cimentant ainsi la formation de leur duo Low Profile. Cependant, après leur premier album We're In This Together, WC trouva que quelque chose n'allait pas entre les deux. Décidant de rester amis, WC et Aladdin choisirent de dissoudre Low Profile. A ce moment là, WC, son petit frère Crazy Toones, Coolio et Big Gee formèrent WC & The MAAD Circle. Toujours en contrat avec Priority, WC et compagnie sortirent un album intitulé Ain't A Damn Thang Changed. Cet album contenait quelques Hits comme You Don't Work, You Don't Eat sur lequel figure J-Dee de Da Lench Mob (un autre groupe produit par Ice Cube) et MC Eiht des Compton's Most Wanted, ainsi que Dress Codes, un hit dont le clip introduisit F. Gary Gray dans l'industrie de la vidéo musicale. WC et Crazy Toones, déçus par le Rap Business, firent une pause avec la musique mais restèrent quand même dans le milieu puisqu'ils coachèrent Coolio dans sa brillante carrière solo et jouèrent respectivement les rôles de publicitaire et DJ pour les tournées d'Ice Cube. Au début de l'année 1995, WC &The MAAD Circle réapparut dans le Rap Game avec l'album Curb Servin' chez PAYDAY Records, album sur lequel Ice Cube et Mack 10 joignirent leurs forces sur le titre West Up. C'est sur ce titre que la Westside Connection est réellement devenu un groupe. Mack 10 ajouta que "nous avions eût tellement de plaisir à faire nos deux premiers morceaux ensemble (Westside Slaughterhouse sur le premier album de Mack 10 et donc West Up) qu'on s'est juste dit "Fuck It!" On fait un album ensemble".

Ice Cube compléta l'équipe et, avec la fierté d'un nouveau papa, il sourit et dit "J'ai proposé le nom parce qu'on venait tous les trois de Californie et c'est ici qu'on a fait notre business et qu'on a créé nos morceaux". Comme le parolier dynamique et électrique qui a créé la puissance de feu de N.W.A., Ice Cube s'est alors mis en tête de conquérir le monde entier. Il explique que "Notre but initial était de dominer tous le monde qui se trouve à l'est du Mississippi (la East Coast quoi) et éventuellement l'industrie mondiale du disque". Il a passé des années a essayer de devenir l'entité qu'il est aujourd'hui, c'est a dire le seul gangster solo du rap a produire des disques, diriger ses clips et ses films en plus d'être CEO d'un label. En 1994, Ice Cube annonce la création de Lench Mob Records avec la publication du premier album de son ami de longue date K-Dee. L'album de la Westside Connection a donc fait franchir un nouveau cap dans sa carrière. Mack 10, WC et Ice Cube ont apportés quelque chose d'unique dans la création de la Westside Connection. Ils ont tout sacrifié et fournirent beaucoup de travail pour apporter quelque chose de frais et excitant, quelque chose qui pourrait créer une évolution dans le Rap Game. L'album, nommé Bow Down est remplit de morceaux désormais classiques du Hip Hop, de disses et de discutions sur les ghettos. Le premier single, appelé également Bow Down, n'est pas un morceau qui disse l'industrie du disque de New York comme beaucoup d'auditeurs espéraient mais est plutôt une directive adressée à tous ceux qui perdaient leur temps à critiquer le Gangsta Rap pour juste leur dire "Bow Down" (incline toi). A part l'introduction incluant une écriture en anglais soutenu et une série de codes d'appartenance, l'album s'écoule sur d'autres morceaux pointus produits par Ice Cube, Bud'da, Binky et QDIII. Le second single, Gangstas Make The World Go Round, engendra des félicitations de tous le pays pour la pure intelligence du morceau. Un autre morceau notable est All The Critics In New York, une chanson utilisant des anciens classiques du Hip Hop East Coast en réponse à toutes les critiques faites sur les artistes West Coast. The Gangsta, The Killa & The Dope Dealer est un autre hit dur utilisant des sons de Nine Inch Nails pour créer un morceau attirant sur des histoires néfastes qu'on croirait tout droit sorties du film Scarface. Le morceaux utilise aussi en fond des braillements de gang subliminaux pour rendre le morceau mystique et explicite. King Of The Hill est une réponse anticipée à Cypress Hill. Ce morceau inclue aussi une réponse en guise de représailles de la part de Mack 10 directement adressée au Cypress. Enfin figure sur cet album le remix du single de Mack 10 Hoo-Bangin' sur lequel figure Ice Cube, W.C., K-Dee, The Comrads (Gangsta & K-Mac) ainsi que Squeek-Ru des AllFrumTha I. En résumé l'album Bow Down est un disque de 48 minutes de rap hardcore brandissant bien haut le W (de West Coast) et est devenu un incontournable pour tous les fans de la West Coast. Depuis 1996, les membres de la Westside Connection ont continué en solo mais un nouvel album, Re-Up, devrait bientôt sortir.

# Posté le lundi 21 juin 2004 12:00

Modifié le jeudi 19 août 2004 06:57

NWA

NWA
N.W.A., pionnier du Gangsta Rap, est en de nombreux sens le groupe le plus connu de l’histoire du rap. Apparut à la fin des années 80, quand Public Enemy a réécrit les règles du hardcore rap en prouvant qu’il pouvait être intelligent, révolutionnaire avec une prise de conscience sociale, N.W.A. prend parti sur le sujet de leur musique en ignorant leur message. Á l’inverse, ce clan de 5 membres célèbre la violence et mystifie la vie criminelle, en les relatant avec un langage carré et rude. Initialement, le groupe aux implacables attaques apparut sérieux, aux commentaires vitaux, provoquant même un avertissement du F.B.I. sur le label de N.W.A., mais, après le départ d’Ice Cube en 1989, le groupe commença à devenir auto-parodique. Avec leur fort ton gémissant, les cauchemars urbains d’Eazy-E ressemblaient dorénavant plus à des comiques de livres fantaisistes, ce qui a satisfait la fantaisie des adolescents ou des blancs des banlieues qui sont devenus le noyau de leur audience, et le groupe en est devenu encore plus populaire qu’avant. Néanmoins, des égos conflictuels empêcheront la bande de sortir un troisième album et ils se séparent après qu’un des producteurs, DrDre ne les quitte pour une carrière solo en 1992. Bien que le groupe ne fut pas longtemps actif, leur influence - de leurs beats funky, conduits par des basses, jusqu’à leurs paroles exagérées – fut évidente durant les années 90.
Ironiquement, dans cette incarnation original, N.W.A. initialement était fortement révolutionnaire. Eazy-E (Eric Wright), un ancien dealer qui a créé Ruthless Records avec l’argent qu’il a économisé en vendant de la drogue, était désireux de construire un empire dans le rap en construisant un roster d’artistes talentueux. Cependant, il n’obtint pas de succès jusqu’à ce que DrDre (Andre Young), membre d’un groupe, the World Class Wreckin' Cru et Ice Cube (O'Shea Jackson), membre d’une équipe nommée CIA, commencèrent à écrire des chansons pour Ruthless. Eazy leur donne deux morceaux dont Boyz N The Hood, puis il format N.W.A. (un acronyme de Niggaz With Attitude) en ajoutant au groupe DJ Yella (Antoine Carraby), autre membre de The World Class Wreckin' Cru, ainsi que the Arabian Prince et the D.O.C.. Le premier album de N.W.A., N.W.A. and the Posse, était un album un peu coincé, ce qui a largement contribué à son non-succès quand il est sortit en 1987. L’année suivante, le groupe se sépare de The Arabian Prince et de The D.O.C. mais ajoute MC Ren à son effectif et étoffe son sonorité, apportant à la plupart de leurs bruits les innovations extrêmement soniques à la manière de Public Enemy et adopte des paroles engagées envers la violence. Plus tard en 1988, N.W.A. balance Straight Outta Compton, un disque hardcore vicieux qui devient un succès underground sans aucun support radio, télé ou presse. N.W.A. deviennent célèbre pour leurs paroles hardcore, comme celles de Fuck Tha Police, ce qui provoqua une lettre d’avertissement de la part du F.B.I. à Ruthless Records et à la maison mère du label, Priority Records, suggérant au groupe de revoir sa démarche.

La plupart des menaces politiques pesants sur le groupe se sont stoppées quand Ice Cube le quitta fin 1989 au milieu de beaucoup de désaccords financiers. Une mauvaise querelle commence alors entre Cube et N.W.A. qui atteindra son paroxysme avec le titre No Vaseline de Cube sur lequel il attaque le managérat du groupe sur son album de 1991 Death Certificate. Á ce moment là, le groupe était déjà pratiquement dissout. Dans les deux ans qui séparent le départ de Cube et la dissolution du groupe, N.W.A. était dominé par les paroles presque parodique de Eazy-E et les productions de plus en plus subtiles et complexes de DrDre. Le groupe sortit rapidement un EP, 100 Miles and Runnin', en 1990 avant de suivre rapidement l’année suivante avec Efil4zaggin ("Niggaz 4 Life" à l’envers). Efil4zaggin était remplit de sonorités denses et funky, avec des paroles misogynes et parodiant la violence. Naturellement, les paroles ont provoqué l’indignation de la part des critiques et des organisations conservatrices, mais ça a eut pour conséquence d’augmenté l’audience du groupe avec l’écoutes des hommes blancs des banlieues. Bien que pensant que le groupe était à l’apogée de sa popularité, Dre commença à faire des efforts dans le but de quitter le clan, en raison des conflits d’égos et de ce qu’il estimait être une mauvaise affaire pour sa rémunération.

Dre quitta le groupe pour former Death Row Records avec Suge Knight au début 1992. D’après les rumeur, Knight menaça de tuer Jerry Heller, le manager de N.W.A. si celui-ci n’acceptait pas de laisser partir Dre. Les cinq années suivantes, Dre et Eazy s’engagèrent dans une querelle hautement publique, les deux incluant des attaques à l’encontre de l’autre dans chacun de leur album solo respectifs. MC Ren et DJ Yella ont tous deux sortit des albums solo, lesquels n’ont pas remporté un énorme succès et Eazy continua a sortir des albums tournant en une complète auto-parodie jusqu’à sa mort tragique due au SIDA en mars 1995. Avant sa mort, Cube et Dre se rachèteront auprès de Eazy en allant le voir à l’hôpital. Avec son premier album solo sortit en 1992, Dre s’établit lui-même comme le premier producteur du milieu des années 90 et pour beaucoup il fixa les principes du Gangsta Rap avec ses basses élastiques et ses grooves doux et profonds. Le Gangsta rap s’imposa de lui-même comme le courant du Hip Hop le plus populaire durant les années 90 ; en d’autres mots, les positions immoralistes de N.W.A. ont temporairement triomphées sur le Hip Hop social de Public Enemy, et ont complètement réécrit les règles du Hip Hop des années 90.

# Posté le lundi 21 juin 2004 11:58

MOBB DEEP

MOBB DEEP
En trois albums et quelques rimes glacées, Mobb Deep est devenu l'incarnation des maux de New York, l'incarnation de la rudesse des bas fond de Queens Bridge. Mobb Deep est l'un des nombreux duos de rap américain de l'East Coast.

Havoc et Prodigy se sont rencontrés, durant leur jeunesse, alors qu'ils suivaient tous les deux, des études à la Graphic Arts High School de Manhattan. Les deux futurs rapper'z originaires du Queen's ont baigné dans la même culture Hip Hop depuis leur enfance et inutile de dire qu'ils sont devenus de grand pote et qu'ils ont formé un groupe de rap.

En ce qui concerne Prodigy, son enfance, comme la plupart des rappers, n'était pas tendre et on peut s'en rendre tout de suite compte en écoutant les paroles de ces chansons. Il souffre également d'une maladie du sang. Il passera une partie de son adolescence en compagnie de l'héroïne, puisqu'il était "accro" dès l'âge de 12 ans .

A 16/17 ans, les deux rapper'z ne savaient pas grand chose du monde du show-biz.
Ils trouvent une place sur le label "4th & Broadway". Mais les deux rapper'z n'avaient pas le contrôle artistique total, ce qui ne les empêchera pas de sortir leur premier album.

Malheureusement "4th & Broadway" était une petite compagnie et ils n'ont guère assurer la promo de l'album lors de sa sortie. En bref "Juvenile Hell", le premier album de Mobb Deep fut un flop complet. En règle générale les américains aiment bien les adolescents qui rappent mais ils préfèrent les jeunes comme "Kriss Kross" plutôt que les petits drogués du ghetto qui posent avec des haches sur leurs pochettes .

Après ce flop les deux rappers se sont fait virés du label.
Après avoir chercher une nouvelle maison de disques ils ont finalement signés sur le label "Loud", quelqu'un avait continué à croire en eux.

La maison du collectif Wu Tang Clan a eu foi en Mobb Deep et "The Infamous", second opus du duo, sortit deux ans plus tard. Un changement drastique et une secousse tellurique dans le monde du rap. "The Shock Ones" font valoir leur surnom dans le milieu du rap game. "Il n'y a rien de magique dans le phénomène Mobb Deep" explique Prodigy "C'était simplement le résultat de beaucoup de travail. Nous avions raté notre premier essai. Nous avons donc été chanceux de nous voir accorder une deuxième tentative".

C'est vrai qu'ils ont eu beaucoup de chance, il n'y a pas beaucoup de groupe qui se voit offrir une nouvelle chance. Dans ce second album le style n'avait pas changé mais il avait juste prît de l'âge, "Nous étions plus mature" explique Havoc.

Le principal responsable du son de Mobb Deep explique que quand ils se sont attaqués à "The Infamous", ils se sont dit que si l'album merdait, la faute leur incomberait totalement. Mais il est clair que "The Infamous" est loin d'être une "merde" et inutile de dire qu'il cartonna beaucoup plus que le premier.

Après un album certifié or, le quotidien du plus célèbre duo du Queensbridge est forcément différent. Le quartier met la pression. En 1996 Mobb Deep entame son troisième album, le second pour le label du Wu Tang Clan "Loud".

Après la promo et le succès du second opus il était enfin temps de se consacrer à leur nouvel album nommé "Hell On Earth", mais difficile tout de même pour Havoc et Prodigy de refaire un album contenant la même rage que le précédent....

"Hell on Earth" est un vrai album mais certains trouvent que les Mobb Deep tuent beaucoup de gens dans leurs chansons. "On a pas essayé de refaire un album comme The Infamous. On a plutôt essayé de travailler dans la continuité pour que tous s'enchaîne naturellement. On avait envie de construire un album cohérent".

"Hell on Earth" sort dans les bacs en 1996 et les propulse sur le devant de la scène, et surtout au sommet des charts hip hop.

Trois ans plus tard, après avoir défrayé la chronique, avec des histoires de "Gangsta Rap", alliant cocaïne et guns, et avoir donné quelques concerts, Mobb Deep fait son retour avec un nouvel LP "Murda Muzik".

Avec ce quatrième album , le duo de Queensbridge confirme son statut de chroniqueurs attitrés des bas-fonds new-yorkais. Sans atteindre l'excellence du deuxième opus "The Infamous", Havoc et Prodigy poursuivent leur travail de narration sur ce "Murda Muzik". Histoires de trahisons et de vengeances, de sexe et de meurtres, racontées avec la justesse d'un documentaire de Frederick Wiseman et la noirceur d'un film d'Abel Ferrara.
Et même si l'on peut exprimer un regret sur le manque de renouvellement des sujets traités et sur la présence de trop nombreux invités (Kool G Rap, Nas, Raekwon, Cormega), leur savoir-faire n'a pas disparu : lignes de basse sombres et paroles acérées, sont à nouveau la garantie de la qualité du son Mobb Deep.

Pour l'année 2000, le duo se démultiplie en solo, avec pour commencer, le déjà classique "H.I.N.C" de Prodigy.
Mais rassurons tout d'abord les fans qui liront cette biographie, il n'y a aucunes nouvelles de séparation entre Prodigy et Havoc, les deux échappés de l'enfer du QB qui élèvent depuis une bonne demie décennie le drapeau du bastion New Yorkais.
D'ailleurs les groupes se séparent rarement après une réussite tel que "Murdha Muzik". Plus d'un million et demie d'albums vendu, un disque d'or obtenu en moins d'une semaine.

La raison de cette "rupture" temporaire est la suivante : Murdah Muzik aurait du voir le jour au mois d'avril de l'année 1999, il ne sera en fait dans les bacs qu'à la fin de l'année, laissant ainsi du temps libre au bootleggers pour arroser la rue de sons bien frais.

Prodigy n'acceptant pas de voir son travail traîné dans la boue. Le problème réside dans les clauses du contrat, le groupe doit encore produire trois albums pour leur label.

" H.I.N.C" (Head Nigga In Charge) sera un événement. Chaque rimes que lâchait le stylo de Prodigy sur un morceau de papier restera certainement dans les annales de l'histoire du rap Eastcoast. Il y excelle en matière de description des drames qui se nouent dans la rue, qui se nouent également dans sa vie. Et le succès qu'il a rencontré dans sa jeune carrière n'a jamais eu d'influence sur cette tendance.

La puissance de ses mots et les productions de Havoc ont fait de ce groupe un icône. Comme nous le soulignions plus haut, Prodigy n'a pas eu une enfance facile, il raconte : "mon père était fou, c'était un noir fou ! Il m'a apprit à manier une arme alors que je n'avais que sept ans. C'était un 380. Ce truc était infernal ; hurlant des boom boom boom boom. Je pleurais. Je criais. Mon père tenait l'arme dans ma main en gueulant, Shoot ce truc, Shoot ce Pétain de truc !"

Mais ce n'est pas tout, il explique encore : "quand j'avais cinq ou six ans, il m'a emmené quelque part sans vouloir me dire où l'on allait. Il ma ensuite dit de l'attendre tranquillement dans la voiture pendant qu'il entrait dans une bijouterie. Il l'a braqué et est revenu dans la voiture avec un sac marron qui débordait de bijoux. Il a balancé la marchandise sur mes genoux en me disant : - allez dégageons maintenant - " .

sorti tout droit de Queensbridge NY vers le milieu des années 90, Mobb Deep est sans aucun doute l'un des groupes qui aura redonné ses lettres de noblesse au Rap Eastside.

Ce duo, dont l'impact aura profondément bouleversé les données du Rap Eastside, ne s'est pas uniquement contenté de faire du bon son, il a également joué le rôle d'une "locomotive" pour toute une génération de jeune talents.

L'ensemble de leur discographie est désormais à ranger au rayon des classiques du Rap Eastside. L'époque où Steve Rifkind, le boss de Loud Record, hésitait avant de faire signer le duo est bien révolue !



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# Posté le lundi 21 juin 2004 11:52

RAKIM

RAKIM
Bien que son nom ne soit pas devenu une référence, Rakim est universellement reconnu comme comme l'un des plus grand Mc de la communauté hip-hop, peut être même comme le plus grand. Ce n'est pas nécessairement la substance de ce qu'il dit qui permit à cet artiste de gagner l'estime des nombreux fans de rap, en effet la plupart de ses textes tournent autour de lui même, de son talent et de sa foi dans l'Islam.
Rakim est né William Griffin Jr. le 28 janvier 1968, du côté de Long Island, banlieue de Wyandanch. À âge 16, il se converti à l'Islam et adopte le nom musulman de Rakim Allah. En 1985, il rencontre un DJ du Queens, Eric B qui fut capable de construire des 'soundscapes qui collaient parfaitement sur la présence de Rakim au mic. Avec la sortie de leur premier single, "Eric B. Is President" en 1986, Eric B. & Rakim ont fait sensation dans la communauté du hip-hop, et leur réputation a rapidement grandit avec les sorties des titres, désormais classiques, comme "I Ain't No Joke" et "Paid In Full".Les deux albums (et derniers) suivant d'Eric B. et Rakim , "Let The Rhythm Hit 'Em" en 1990 et "Don't Sweat The Technique" n'avaient pas la même dimension que leurs prédécesseur, mais contenaient beaucoup de bons titres.Malheureusement, leur héritage s'arrête à quatre albums. Eric B et Rakim exprimèrent l'intérêt d'enregistrer des albums solos chacun de leur côté,la seule production de Rakim en solo durant plusieurs années fut le titre "Heat It Up", de plus un procès avec MCA mit un terme définitif au premier album solo de Rakim alors qu'il avait déjà enregistré plusieurs démos ...
Finalement, Rakim, signera un nouveau contrat avec Universel, et vers la fin de l'année 1997 il sort finalement son premier album solo, "The 18th Letter" .L'album fut une surprise étonnamment réjouissante, d'un excellent niveau technique, surtout pour rappeur aussi expérimenté, ayant joué un rôle important dans le hip-hop, et après une 'coupure' de cinq années.
Le second album solo de Rakim, "The Master", paru en 1999,cherchant encore à s'améliorer et à innover, Rakim a signé, en 2001, avec le label de Dr. Dre et fut invité sur le single "Addictive" de Truth Hurts, l'une des artistes du label Aftermath Records, le contrat liant Rakim et Dr Dre a été annulé dernièrement.

# Posté le lundi 21 juin 2004 07:45