JEDI MIND TRICKS

JEDI MIND TRICKS
Jedi Mind Tricks (issu de Philadelphie) se compose de deux membres : le producteur Stoupe et le MC Vinnie Paz (alais Ikon the Verbal Hologram).

Après un EP et deux albums (dont le monstrueux Violent by Design sorti en 2000), le duo sort en cette rentrée 2003 un troisième album, Visions of Gandhi.

Pour faire simple, Jedi Mind Tricks se caractérise par la complémentarité entre les beats et les samples hallucinants de Stoupe et le flow ultra-hardcore de Vinnie Paz.
Cette alchimie (propre à de nombreux duos comme Gangstarr par exemple) leur a permis de nous livrer trois albums tout simplement indispensables à tous amateurs de hip-hop.


le site officiel

# Posté le jeudi 30 juin 2005 10:42

BOOT CAMP CLICK

BOOT CAMP CLICK
collectif new-yorkais (Brooklyn) formés des groupes:
-BUCKSHOT
-SEAN PRICE
-COCOA BROVAZ (Tek & Steele) A.K.A. SMIFF'N'WESSUN
-OGC (originoo Gunn Clappaz) formé de Starang Wondah (Gunn Clappa No. 1), Louieville Sluggah (Gunn Clappa No. 2), Top Dog aka Da Big Kahuna (Gunn Clappa No. 3).
-BLACK MOON (Buckshot, 5FT, DJ Evil Dee)
-REPRESENTATIVZ (Lidu Rock & Supreme)
-DJ MISTER NASH
-RUSTE JUXX

Producteurs:
-9th WONDER
-BOOZ

le site officiel

# Posté le mercredi 29 juin 2005 15:55

Modifié le jeudi 30 juin 2005 10:43

REDMAN

REDMAN
Redman (Reggie Noble de son vrai nom) a.k.a. le "Funk Doctor" a d'abord été DJ sous le nom de Kut Killa, mais il s'est rapidement désintéressé des platines au profit du micro, il fonde un groupe Revolutionnary Possee of Terrorist avec Dupree depuis renommé Do It All des Lords of the Underground. Lors d'un concert d'EPMD dans le New-Jersey, les 2 compères font connaissance d'Erick Sermon à qui il rappe par téléphone ses nouveaux textes; après une apparition sur scène remarquée Reggie se rapproche peu à peu du Hit Squad (EPMD, Das Efx et K-Solo). Quand il ne sait plus ou logé suite à des problèmes avec la justice (pour avoir dealer), il est hébergé par Sermon.

Redman lache ses premières rimes à l'attention du grand public sur 2 morceaux de Business As Usual d'EPMD sorti en 1991. La suite logique est la sortie d'un premier album solo, ce sera Whut? Thee Album sorti chez Def Jam. Il est produit en quasi totalité par Sermon, le son est lourd, le funk est omniprésent comme sur "Blow Your Mind" ou l'excellent et évocateur "How To Roll A Blunt", pas étonnant pour cet inconditionnel de la marijuana, source d'inspiration qui ne le quittera d'ailleurs pas.

Les 2 albums suivants : Dare Iz A Darkside et Muddy Waters sont disques d'or et c'est Doc's Da Name (le 4ème album) qui offre la consécration du disque de platine en 1998 avec des tueries : "I'll Bee Dat!", "Brick City Mashin'!".

Malpractice (le 5ème et dernier album en date) sort durant l'été 2001 et reste dans la lignée de ses prédecesseurs, un tracklisting à n'en plus finir (23 titres) et des invités tout aussi innatendu que le très doué Adam F (producteur anglais, qui prend en charge l'intro et le bonus track de l'album, également présent sur son album solo Kaos) ou George Clinton (l'idole de sa jeunesse) sur le titre "J.U.M.P.", et des titres puissants comme "Diggy Doc", "Lick A Shot" ou "Let's Get Dirty" ou encore "Enjoy Da Ride" ou l'on retrouve son grand compère Method Man avec qui il sorti l'album Blackout (sur lequel se trouve le classique "Da Rockwilder") et plus récemment la B.O. du film How High dans lequel ils jouent tous les deux.

Bref même s'il ne varie pas beaucoup ses thèmes qui se résument à la weed, les femmes et l'argent, Redman ne déçoit jamais grâce à une recette bien ficelée du rap bien funky, beaucoup de titres (dont une bonne part d'interludes) et le public suit.


le site officiel de redman
source: hiphopcore.net

# Posté le mercredi 29 juin 2005 15:23

Modifié le jeudi 30 juin 2005 10:45

MARLEY MARL

MARLEY MARL
S'il y a un producteur à connaître et dont l'on doit se souvenir en tant que précurseur du beatmaking, c'est bien Marley Marl. Ce pionnier, trop longtemps sous estimé, sera vite une grande inspiration pour les producteurs les plus plébiscités actuellement à savoir Dj Premier ou Pete Rock. DJ Premier n'a-t-il pas déjà affirmé maintes fois que sa formule à succès trouvait toutes ses sources dans une des productions de Marley, à savoir 'Nobody Beats The Biz' ? Membre fondateur du Juice Crew, ceci n'empêcha pas Marley de multiplier ses collaborations et de révéler une panoplie impressionnante de stars actuelles. Tout le monde veut rencontrer Marley Marl, sa renommé au sein du rap est énorme...

Marlon William, natif du Queens, commence aux côtés de Fly Ty et Mr. Magic en animant un show sur WBLS radio. Très vite il sort ses premières prods sous le pseudo de Mr. Square et fait la connaissance de Roxanne Shanté. Elle sort un 'Roxanne Revenge' qui la catapulte au sommet. La carrière de Marley Marl est alors lancée et les coups de téléphone fusent de toute part avec des collaborations à la clef. Devenu influent dans l'industrie rapologique, il donne sa chance à son compagnon de route MC Shan. La légende veut que les 2 hommes se soient rencontrés alors que Shan tentait de voler la voiture de Marley Marl... Malgré cet incident, une réelle amitié voit le jour entre les 2 hommes et, lorsque MC Shan sort 'Down By Law', Marley Marl devient incontournable sur la scène new-yorkaise.

Avec l'aide du label Cold Chillin', Marley Marl commence alors par abattre ses cartes et par produire entièrement les albums de ses autres protégés. Il fait d'abord connaître au public Biz Markie (à ses débuts seulement âgé de quatorze ans). Ce dernier débute en beat-boxant dans les premières parties des concerts de Roxanne pour au final intégrer le Juice Crew et lui donner quelques-uns de ses meilleurs moments avec l'album Goin' Off. Dans l'ombre de Biz Markie, lui écrivant nombre de ses textes, se cache le King Asiatic Nobody's Equal mieux connu sous le pseudonyme de Big Daddy Kane. C'est donc logiquement que BDK et son DJ Mister Cee qui se connaissent déjà bien seront les prochains à venir se ranger au sein du crew de Juice (surnom de Mr. Magic qui donnera naissance au nom du groupe). En 1988, lorsque Long Live The Kane atteint les bacs des disquaires, BDK se voit acclamer comme l'un des meilleurs emcees en activité. Porté par ce nouveau leader, le Juice Crew est alors au sommet de la pyramide rapologique et est considéré comme le crew dominant. Dans la foulée, Eric Barrier et William Griffin Jr alias Eric B et Rakim viendront demander conseil à Marley Marl. Celui-ci s'implique alors dans la génèse des classiques 'Eric B Is President' et 'My Melody'.

A l'aide de la renommée de l'émission Rap Attack, Mr. Magic et Marley Marl découvrent un nouveau talent nommé Masta Ace. Masta Ace gagne 6 heures de studio en compagnie de Marley Marl à l'issue d'un concours de rap dans le Queens. Impressionné par le talent du jeune Master Ace, Marlon lui produira deux titres qui figureront sur le fondateur In Control Volume 1, faisant ainsi émerger Masta Ace. Avec In Control Volume 1 sorti en 1988, on peut dire que Marley Marl met définitivement sur le devant de la scène les producteurs en livrant le premier véritable album de producteur tel qu'on le connaît aujourd'hui. Officialisant l'utilisation des samples et étoffant au cours de sa carrière les techniques de production, il est le producteur qui fait définitivement rentrer le rap dans sa forme moderne et lui donne ses lettres de noblesse. Mais, après quelques temps, le Juice Crew est en perte de vitesse, dépassé par la nouvelle vague d'artistes qui déferle sur la Big Apple...

Dans les germes de la chute du Juice Crew se trouve bien entendu le beef avec KRS-One. En 86, inutile de dire que l'influence Marlonesque sur les emcees de l'époque est terrifiante et que tout le monde veut s'approprier ses talents. Tout le monde, jusqu'à ce qu'une personne répondant au blaze de KRS-One, fidèle représentant du Boogie Down Productions sorti tout droit du South Bronx, vienne rencontrer Mr. Magic dans les bureaux de Cold Chillin' Records, déjà fondé à l'époque, pour lui présenter une démo de lui et de son groupe. Lorsque Mr. Magic l'envoie balader en lui disant que le niveau du BDP est bien en dessous de celui du Juice Crew et qu'il devrait abandonner car il ne fera pas l'affaire, KRS-One, vexé, n'attend pas longtemps pour enregistrer son titre dévastateur où il prend pour cible tout le Juice Crew j'ai nommé 'The Bridge Is Over', réponse ironique au 'The Bridge' de Mc Shan. Le beef est ressentit dans toute la big apple et le BDP fait donc de l'ombre au Juice Crew qui se retrouve vaincu après plus d'un an d'acharnement discographique. Si le Juice Crew parvient à maintenir sa popularité pendant un temps, les attaques portés par BDP entameront sérieusement sa crédibilité...

Cependant, les projets continuent de s'empiler pour Marley Marl et la qualité reste. Avec l'aide de Marlon, un autre duo légendaire lancera ainsi un premier album d'anthologie Road To The Riches, une fois de plus intégralement produit par Marley. On parle évidemment ici de DJ Polo et Kool G Rap. Marley donne ensuite sa chance à un des fidèles soldats du Juice Crew : Craig G. Puis il permet à Masta Ace de prendre son envol en produisant l'intégralité de Take A Look Around. Enfin, il permet au très enragé et engagé Intelligent Hoodlum (mieux connu aujourd'hui sous le patronyme de Tragedy Khadafi) de se faire connaître.

Alors que l'aventure du Juice Crew touche à sa fin, Marley trouve une seconde jeunesse en redonnant des couleurs à une autre légende du rap en perte de vitesse : LL Cool J. S'il a déjà produit pour des artistes extérieurs au Juice Crews (Heavy D notamment), son duo avec LL fera grand bruit. Car Mama Said Knock Out est incontestablement le meilleur album de LL Cool J et on peut dire que Marley Marl y est pour beaucoup car, encore une fois, il produit tous les titres du disque et sait donner la couleur hardcore qui remettra LL en selle pour dix nouvelles années.

Au début des années 90, le raté In Control Volume 2 signe définitivement la fin du Juice Crew. Peu de temps après, Marley Marl annonce qu'il quitte le label se plaignant de ne pas être assez payé pour tout le travail qu'il y fournit. Il commence alors à produire ailleurs et donne la vedette à quelques groupes comme Lords Of The Underground, Da Youngsta's ou plus tard Screwball. Chemin faisant, il fait connaître le talentueux producteur K-Def (du groupe Real Live) et se lie d'amitié avec Pete Rock. Après un procès de longue haleine, il récupère la propriété des masters de chez Cold Chillin' et continue d'apporter son soutien à Heavy D, aux Untouchables, à LL Cool J mais aussi à de jeunes rappers du Queens comme Noreaga. Il rencontre aussi des stars comme Flavor Fav, Terminator X, Slick Rick et Run-DMC sans jamais parvenir à atteindre une notoriété identique à la leur. Si, dans la seconde moitié des années 90, il a mis en veilleuse ses activités de producteur pour se concentrer sur la radio, Marley Marl nous est revenu en 2001 avec un bon Re-Entry pour le compte du label BBE qui a montré que malgré les années Marlon Williams restait toujours actif et doué aux manettes.

Au final Marley Marl reste underground et, pour preuve, il continue a animer son émission sur Hot 97 avec Pete Rock faisant encore et encore découvrir des emcees de l'ombre au contraire de toutes les autres radios ou chaînes capitalistes ne faisant que glorifier les "hip-pop stars". Si le hip hop survit, c'est justement grâce aux instigateurs que sont Marley Marl au même titre que KRS-One et tant d'autres qui resteront à jamais de véritables héros défendant les vrais valeurs de cette musique en restant fidèle au milieu underground qui est, je le rappelle, l'authentique voix de cette culture.



source: www.hiphopcore.net

# Posté le mercredi 29 juin 2005 15:19

BIG NOYD

BIG NOYD
Big Noyd qui était apparu récemment sur l'album de Masta Ace "Long Hot Summer",
d' Alchemist "1st Infantry", ou bien encore sur "Amerikaz Nightmare" de Mobb Deep, parait bien décidé à refaire surface.


Big Noyd, alias Terance Perry , a commencé sa carrière aux côtés de Mobb Deep, en posant 3 featurings (Give up the Goods, Right Back at You, Party Over) sur leur deuxième album désormais classique, " The Infamous", sorti en 1995. Un an plus tard il sort son premier opus intitulé "Episodes of A Hustla" chez Tommy Boy. Un album aussi court que bon, puisque contenant seulement une dizaine de tracks, mais qui lui a permit de se faire un nom sur la scène avant d'enchaîner plusieurs featurings, notamment sur les albums de Mobb Deep.

Dû à quelques problèmes personnels, dont notamment un passage en prison, son deuxième album "Only The Strong" sortira 7 ans plus tard, en 2003, sous le label Landspeed. Mais parallèlement à la sortie de l'album, le label dépose le bilan et doit fermer. Il ne pourra donc presser que 50.000 à 60.000 exemplaires de cet album, pour lequel Big Noyd ne bénéficiera d'aucun single en radio, d'aucune date de tournée, ni même de vidéo... bref, d'aucune promotion.

Quelques mois avant la sortie de ce 2ème opus, le label Traffic avait édité un "Best Of" de Big Noyd (« Armed and Dangerous : Best of Big Noyd »), mixé par J-Love, et regroupant une trentaine de titres dont des morceaux tirés des albums de Mobb Deep, d'autres issus de mixtapes, ainsi que de freestyles.

Voici donc le 3ème opus de rappa Noyd, composé exclusivement par Havoc et Ric Rude à l'exception de deux titres,
« Louder » produit par Alchemist, et « Rush » produit par Masberg. Aucun invité en dehors de ses homies du Queens, Havoc & Prodigy, Illa Ghee et Infamous Mobb. Le premier single extrait de cet album est le morceau « Come Thru » featuring Havoc et produit par Ric Rude.
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# Posté le mardi 28 juin 2005 12:22

Modifié le mercredi 29 juin 2005 15:14